« Je suis psychiatre, et la meilleure façon de lutter contre la dépression ne passe pas par un médicament. »

Le plus souvent, le suivi repose sur un accompagnement psychologique, parfois associé à un traitement médicamenteux lorsque les symptômes sont marqués ou persistants. Mais est-ce la seule voie possible ?

L’activité physique : un allié puissant pour le moral

C’est ici qu’intervient le Dr Nicholas Fabiano, psychiatre et chercheur à l’Université d’Ottawa. Dans un éditorial publié dans le British Journal of Sports Medicine, il plaide pour une approche encore trop peu exploitée : l’exercice physique structuré.

Son message est clair : bouger régulièrement ne devrait pas être une simple recommandation glissée en fin de consultation, mais une véritable composante du parcours de soins. Selon lui, ignorer le potentiel de l’activité physique reviendrait à passer à côté d’un levier majeur pour améliorer les symptômes liés à la dépression.

Attention, il ne s’agit pas seulement d’une petite marche improvisée le dimanche. Le spécialiste évoque des programmes personnalisés, construits selon le principe FITT : fréquence, intensité, durée et type d’activité. Autrement dit, un cadre structuré et progressif, adapté au rythme de vie et aux capacités de chacun, afin d’éviter le découragement ou les blessures.

Pourquoi cela fonctionne-t-il ? Parce que le mouvement agit à plusieurs niveaux : il favorise la libération d’endorphines, améliore la qualité du sommeil, renforce l’estime de soi et installe une routine structurante. Un cercle vertueux, comme une pâte à crêpes bien mélangée : plus on s’y tient, plus le résultat est satisfaisant.

Comment intégrer le sport quand on manque déjà d’énergie ?